1978 Maserati Bora

Summary

  • Year of manufacture 
    1978
  • Mileage 
    49 610 km / 30 827 mi
  • Car type 
    Coupé
  • Lot number 
    020
  • Drive 
    LHD
  • Condition 
    Restored
  • Interior colour 
    Black
  • Number of doors 
    2
  • Number of seats 
    2
  • Location
  • Exterior colour 
    Red
  • Gearbox 
    Manual
  • Performance 
    320 PS / 236 kW / 316 BHP
  • Drivetrain 
    2wd
  • Fuel type 
    Petrol

Description

Adopté en compétition dès le début des années 1960, le moteur central mit quelques années à s’imposer sur les sportives de série. Après les marginales René Bonnet Djet et 2500 ATS de 1963, Lamborghini avait donné le ton avec éclat en dévoilant sa sublime Miura à Genève, en mars 1966. De Tomaso présentait la Mangusta en novembre de la même année à Turin, mais Ferrari et Maserati furent plus longs à réagir. La Bora fut dévoilée à Genève en mars 1971 et la Ferrari 365 GT4 BB à Turin en novembre 1971, mais ne fut mis en vente que deux ans plus tard. La Bora fit sensation à Genève. Sa ligne due à Giorgetto Giugiaro et à son tout jeune bureau de style Italdesign faisait preuve d’un modernisme très chic, loin des extravagances d’une Lamborghini Countach, de la brutalité d’une De Tomaso Pantera ou du classicisme trop retenu de la Ferrari BB. Elle affichait une personnalité propre, sans référence à la Mangusta qu’avait déjà dessinée Giugiaro pour Ghia trois ans auparavant, en dehors de son architecture générale. Techniquement elle affichait un raffinement inconnu de ses concurrentes les plus directes, mentionnées plus haut. La Maserati Tipo 117 commercialisée sous le nom de Bora pouvait en effet se prévaloir techniquement de deux philosophies bien différentes. D’abord celle de Maserati, longtemps spécialiste exclusif des voitures de compétition qui valait son pedigree sportif à la Bora et celle de son nouveau propriétaire, Citroën, qui avait repris la marque modénaise en 1968 et avait transféré une partie de sa technique hydraulique sur la nouvelle gamme Maserati. Moderne, la Bora abandonnait le châssis tubulaire pour une structure monocoque offrant une bien meilleure rigidité et faisait appel à un pont autobloquant. Pour la première fois, une Maserati était dotée d’une suspension indépendante aux quatre roues. Le V8 de la Bora remontait au moteur des 450 S de 1956, via la 5000 GT, la Ghibli et la Mexico. Ses antécédents en compétition étaient certes lointains mais ils valaient au V8 Maserati un prestige et une filiation directe dont ne pouvaient se targuer la Lamborghini Countach ou la De Tomaso Pantera, ni même la Ferrari BB. Les 4 719 cm³ (93,9 x 85 mm) du V8, monté longitudinalement au centre et alimenté par 4 carburateurs Weber 42 DCNF, donnaient 310 ch à 6 000 tr/min et emmenaient les 1 620 kg de la Bora à 280 km/h grâce à une boîte ZF à cinq rapports. La Bora était bien plus civilisée que ses rivales Lamborghini Countach ou Ferrari BB. Le système hydraulique Citroën contrôlait le freinage, les phares rétractables et le pédalier mobile, grâce à un simple bouton au tableau de bord. Elle était aussi dotée d’un volant réglable en inclinaison et en longueur qui facilitait grandement l’accès à bord et d’un double vitrage entre la cabine et le compartiment moteur qui offrait une bonne insonorisation. Elle proposait également un vrai coffre à bagages à l’avant, au volume plus important que ceux de ses concurrentes. En 1976, le V8 passait à 4,9 litres avec un couple plus généreux. Lorsque la production prit fin en 1978, 495 exemplaires avaient été construits en sept années. Ce spectaculaire coupé à moteur central à numéro concordant (châssis AM1174US1040-moteur AM107/11/49-1040) présente une carrosserie qui a été restaurée il y a quelques années et se trouve en très bon état avec une peinture sans impact ni rayure. L’intérieur offre un aspect satisfaisant, la sellerie et les garnitures de cuir noir sont d’un bel aspect, tout comme la moquette. Le tableau de bord et le volant d’origine sont également en bon état, tant dans leur présentation que dans leur fonctionnement. Le V8 4,9 litres, dans son jus, fonctionne bien, de même que la boîte à 5 rapports d’origine. Les pneus, montés sur les jantes Campagnolo d’origine, sont en bon état. Cette voiture authentique et conforme à son origine est une excellente opportunité pour une restauration complète, compte tenu de la valeur du modèle sur le marché international, surtout dans sa version 4,9 litres.