1970 Lotus Seven

Summary

  • Year of manufacture 
    1970
  • Car type 
    Convertible / Roadster
  • Drive 
    LHD
  • Condition 
    Used
  • Number of seats 
    2
  • Location
  • Exterior colour 
    Other
  • Drivetrain 
    2wd
  • Fuel type 
    Petrol

Description

"LOTUS SEVEN S4 – 1970 Ex. Françoise SAGAN

La voiture préférée de Françoise SAGAN
Inutile d’énumérer les nombreuses voitures de sport de Françoise SAGAN : de l’AC à l’Aston en passant par la Jaguar. Mais à part sa Ferrari California, c’est sa « petite Lotus » ou « petite Seven » qui lui procure la plus grande joie, « son jouet favori » auquel elle a un attachement réel. Son fils Denis WESTHOFF nous retrace la vie de cette voiture avec les anecdotes des promenades et les dérapages sur la plage de Trouville. C’est certainement la voiture que F. SAGAN a gardé le plus longtemps, 14 ans, elle s’en sépare en 1984 et depuis la Seven n’a connu qu’un seul propriétaire qui a soigné sportivement et à la perfection la voiture. Cette Seven est une des seules voitures enregistrées au nom de Françoise QUOIREZ.
Une voiture sportive et historique, une référence des 2 mythes de l’Automobile du XX° : F. SAGAN comme James DEAN.
Produite à 630 exemplaires environ la série 4 est équipée du moteur Lotus à 2 carburateurs Weber, le plus performant.
Denis WESTHOFF
« Et je crois que c’est également au cours de cet été-là (1974) que ma mère s’enlisa sur la plage de Pennedepie avec sa Lotus Super Seven S4 que son ami Peter lui avait offerte, si bien qu’elle avait dû faire venir un agriculteur avec son tracteur pour sortir la voiture du sable. Je pense que cette envie qui prit ma mère de faire courir la Lotus sur la plage n’était pas sans lien avec une scène du film L’affaire Thomas Crown (1968), celle où Steve McQueen, au volant d’un gros buggy, conduit Faye Dunaway à un rythme endiablé sur les dunes d’une plage du Massachusetts. La Super Seven était une voiture basse, légère et maniable. Elle n’avait que deux sièges dans lesquels nous étions quasiment allongés et un petit moteur – 1600 de quatre cylindres –, les sensations, accrues par son incroyable tenue de route, étaient aussi fortes que celles éprouvées sur une piste de kart. Ces qualités essentielles au regard de ma mère -fulgurance, vélocité et agilité – firent bien vite de « la petite Lotus » ainsi qu’elle la nommait, son jouet favori, et elle portait à cette voiture, qui l’amusait tant, un attachement réel. Il n’y eut guère dans mon souvenir que la 250 California – qu’elle appelait d’ailleurs avec affection « la petite Ferrari » - qui lui inspirât un sentiment comparable. Vers la fin de l’après-midi, lorsque le temps le permettait, ma mère avait pour habitude de m’emmener faire un tour dans la campagne alentour avec la Lotus. Nous prenions à gauche à la sortie de la propriété, puis à deux cents mètres à droite, un virage épingle à cheveux, sur la petite route étroite qui descend vers Barneville-la-Bertran et continue de tortiller, une fois passé le village et sa mairie – où elle épousa mon père un après-midi de janvier 1962, sur trois ou quatre kilomètres à travers des petits vallons, des sous-bois et des pâturages. »
La vitesse pour Françoise SAGAN
La vitesse est indissociable de la fascination de la mort. « Qui n’a pas sentie sa vie inutile sans celle de l’autre et qui, en même temps, n’a pas amarré son pied à un accélérateur à la fois trop sensible et trop poussif, qui n’a pas senti son corps tout entier se mettre en garde, la main droite allant flatter le changement de vitesses, la main gauche refermée sur le volant et les jambes allongées, faussement décontractées mais prêtes à la brutalité, vers le débrayage et les freins, qui n’a pas ressenti, tout en se livrant à ces tentatives de survie, le silence prestigieux et fascinant d’une mort prochaine, ce mélange de refus et de provocation, n’a jamais aimé la vie – ou alors, peut-être, n’a jamais aimé personne. » Ainsi Françoise Sagan décrit-elle avec précision cette frontière obscure sur laquelle le plaisir flirte avec la mort.

It would be useless to count all sports cars owned by Françoise SAGAN. AC, Aston, Jaguars, are some of the famous brands that went through her garage. Except for her Ferrari California, her « little Lotus » was her « favorite toy ». Her son Denis WESTHOFF retraces the life of this car with stories such as Françoise Sagan drifting on Trouville’s beach. She has kept the car for 14 years, and sold it in 1984 to its current owner, who took very good care of the car. This Lotus is one of the very few that were actually registered under the name of Françoise QUOIREZ.
Only 630 Lotus Seven S4 were built fitted with the Lotus engine and two Weber carburettors.
"