1966 1966 Ferrari 330 GTC

Summary

  • Year of manufacture 
    1966
  • Mileage 
    29 717 km / 18 466 mi
  • Car type 
    Coupé
  • Chassis number 
    10317
  • Lot number 
    130
  • Drive 
    LHD
  • Condition 
    Original condition
  • Interior colour 
    Red
  • Interior type 
    Leather
  • Number of doors 
    2
  • Number of seats 
    2
  • Location
  • Exterior colour 
    Blue
  • Gearbox 
    Manual
  • Drivetrain 
    2wd
  • Fuel type 
    Petrol

Description

Ferrari 330 GTC 1966

Au début des années 1960, la gamme Ferrari a abandonné l’éparpillement qui prévalait à ses débuts - pas si lointains, puisque la marque n’a alors qu’une douzaine d’années – et s’est peu à peu organisée et rationalisée pour s’articuler autour de quatre modèles, une berlinette sportive, une 2+2, une grosse cylindrée luxueuse (souvent destinée au marché américain) et un coupé grand tourisme (en général doublé d’une version cabriolet qui en est dérivée) auxquels s’ajoutent bien sûr des modèles exclusivement réservés à la compétition. Tous les modèles de route sont depuis 1957, exclusivement signés Pininfarina. C’est dans ce contexte qu’est dévoilé le coupé 330 GTC au Salon de Genève en mars 1966. Il combine le châssis court (2, 40 m) de la berlinette sportive de l’époque, la 275 GTB, - avec son train arrière à roues indépendantes et sa boîte transaxle - et le moteur 4 litres du coupé 2+2 contemporain, la 330 GT 2+2. Il s’agit bien sûr, comme toutes les Ferrari de l’époque, d’un 12 cylindres en V ouvert à 60° à simple arbre à cames en tête, installé en position longitudinale à l’avant. En l’occurrence, le fameux V12 conçu par Gioacchino Colombo au lendemain de la seconde guerre qui gagnera ses lettres de noblesse en compétition et notamment sur la lignée des Ferrari 250 GT. D’une cylindrée totale de 3 967 cm3 (77 x 71 mm), la version qui équipe la 330 GTC développe 300 ch à 6 600 tr/min et est associée à une boîte à quatre rapports qui lui permet d’atteindre 245 km/h. La carrosserie en acier, évidemment signée Pininfarina, repose sur un châssis tubulaire. Elle reprend les lignes avant très classique de la luxueuse et élitiste 500 Superfast avec une petite calandre ovale encadrée par deux demis pare-chocs et l’arrière effilé du cabriolet 275 GTS. Ce qui laisse supposer que ses lignes sont dues à Aldo Brovarone qui était entré chez Pininfarina en 1953, après son passage chez Cisitalia, et qui sera surtout connu pour son travail sur les Dino 206/246 à moteur central, au milieu des années 1960. Son dessin de la 330 GT, très sobre, est particulièrement élégant, dynamisé par un léger plis qui part des clignotants avant et court au-dessus des passages de roues avant et arrière, jusqu’aux feux arrière. Le soubassement est surmonté d’un léger pavillon très lumineux aux fins montants. La 330 GTC restera en production sans changements jusqu’au millésime 1968 et culminera à 604 exemplaires (châssis compris entre 8200 et 11600). Elle sera logiquement remplacée au Salon de Paris en octobre 1968 par la version 365 GTC, équipée du V12 4 390 cm3 de 320 ch de la nouvelle 2+2 dévoilée au Salon de Paris en octobre 1967, la 365 GT 2+2. La 365 GTC conserve la carrosserie de la 330 GTC avec quelques modifications de détail, comme l’abandon des ouïes de débourrage sur les ailes avant et l’apparition de deux ouïes de capot devant le pare-brise. Joliement équilibrée, bien campée sur ses roues de 14 pouces affleurantes à la carrosserie, la 330/365 GTC mettra du temps à faire reconnaître sa beauté auprès des collectionneurs de Ferrari et fera longtemps partie des mal-aimées de Marnello, aux côtés des modèles 2+2, loin derrière les berlinettes et les modèles les plus sportifs. Sa rareté (la 275 GTB contemporaine a été produite à plus de 800 unités), sa finition plus raffinée que celle des berlinettes, son relatif confort et sa beauté classique intemporelle enfin reconnue ont fait grimper sa cote ces dernière années auprès des connaisseurs avertis. Une valeur sûre qui se bonifiera encore avec le temps.
Cette Ferrari 330 GTC (châssis N° 10317) fait partie des premières 330 GTC construites en 1966. Elle a été immatriculée pour la première fois en Suisse le 1er janvier 1967 (à l’époque, on avait l’habitude d’immatriculer la voiture au début de l’année suivante, lorsque cela était possible, afin de faire paraître la voiture plus récente qu’elle n’était à la revente). Son deuxième propriétaire, en 1969, était par le père de l’actuel propriétaire, qui l’utilisa pendant une dizaine de mois, avant de la remplacer par une Maserati Sebring 1e série. Depuis, la 330 GTC est restée dans le garage familial, puis fut stockée dans une remise bien chauffée avec les autres voitures que la famille avait accumulées au fil des ans. Elle affiche 29 717 km au compteur qui sont supposées être d’origine. La voiture est en parfait état d’origine. À l’intérieur, les sièges sont d’origine également avec une très belle patine, les tapis, ainsi que l’intérieur du coffre à bagages, ont été récemment refaits. Le moteur démarre au quart de tour et la compression est correcte sur tous les cylindres.