• Year of manufacture 
    7/1972
  • Mileage 
    65 000 km / 40 390 mi
  • Car type 
    Coupé
  • Electric windows
    Yes
    Climate control
    Yes
  • Drive 
    LHD
  • Condition 
    Used
  • Exterior brand colour 
    Ascot Grey
  • Interior colour 
    Black
  • Number of doors 
    2
  • Location
  • Exterior colour 
    Gray
  • Gearbox 
    Automatic
  • Performance 
    320 BHP / 325 PS / 239 kW
  • Drivetrain 
    2wd
  • Fuel type 
    Petrol

Description

Si James Bond a offert à la DB5 une notoriété considérable, ça n'a pas guère profité à ses ventes, totalisant un peu plus de mille exemplaires.

Son évolution DB6 fait deux fois mieux, mais elle ne dégage pas suffisamment de profit pour permettre à la firme anglaise de lui offrir une descendance entièrement nouvelle. Embêtant car, comme la DB5, elle dérive de la DB4 de 1958. Elle accuse donc le poids des ans quand, en 1965, débutent les études de la future DBS. Alors que fait-on ? On agrandit la plateforme des DB4/5/6, et on en remplace l'essieu arrière rigide par un élément semi-indépendant De Dion, nettement plus moderne. La suspension avant, très satisfaisante, demeure. Pour habiller le tout, William Towns dessine une carrosserie moderne, aux lignes tendues mais arborant une crête partant du bout de l'aile avant pour se poursuivre en ondulant jusqu'à la poupe, un "arc gothique" en hommage à la DB3S de course qui l'avait inauguré. Pour amplifier l'effet nouveauté, Aston choisit la rupture en nommant sa grande GT "DBS" et non "DB7". Côté moteur, si Tadek Marek avait commencé l'étude d'un V8, il est parti en retraite avant de le finaliser. De sorte que, en 1967, la DBS apparaît d'abord avec le 6-cylindres de la DB6. Reconnaissons que concevoir une auto en deux ans, cela approche le tour de force ! Seulement, plus lourde (120 kg) mais pas plus puissante que la DB6 (286 ch tout de même), la DBS se révèle moins performante, ce qui lui vaut un accueil mitigé. De plus, à 114 000 F en 1969, elle coûte plus cher qu'une Ferrari Daytona (101 000 F) plus moderne par ses trains roulants et nantie d'un fabuleux V12... Dur, dur, même si la version sportive Vantage de l'Aston profite de quelque 330 ch, pour le même prix que le modèle standard.

Le V8 n'est finalement proposé sur la DBS qu'à compter de 1970, parallèlement au 6 cylindres. D'une cylindrée de 5.3 L il délivre 320 ch, ce qui est moins qu'attendu car encore très proche de la puissance du 6 cylindres Vantage. Heureusement, l'Aston Martin DBS V8 peut compter sur son couple plus généreux pour séduire une clientèle à la recherche de souplesse de conduite, et sur un équipement luxueux avec la climatisation en série. Le poids s'en ressent et augmente de 200 kg, ce qui impose un changement de roues sur la DBS V8. L'assemblage, toujours à la main, assure la qualité de fabrication exceptionnelle de la marque, tant appréciée de ses riches clients. Les modèles V8 se distinguent par un logo sur les ailes et par des jantes en alliage léger et non plus les antiques roues à rayons.  L'Aston DBS peut aussi compter sur la couverture télévisée de Roger Moore, qui n'est pas encore James Bond mais Lord Brett Sinclair dans la célèbre série "Amicalement vôtre". En 1972 la DBS V8 est légèrement restylée, notamment sa face avant qui renoue avec les phares carrénés dans les ailes de part et d'autre de la fameuse calandre Aston. La DBS V8 devient Aston Martin V8 puis en 1977, l'Aston Martin V8 Vantage marque une nouvelle étape dans la longue carrière de la DBS dont la base technique ne disparaîtra qu'en 2000 avec la V8 Volante dérivée de la  Virage.

L'auto proposée a été livrée neuve en Allemagne en 1972. Théoriquement c'est donc une Aston Martin V8, non plus une DBS V8. Il semble que l'usine devait encore disposer de quelques plaquettes DBS V8 puisqu'elle est badgée DBS V8 sur le flanc, non pas Aston Martin V8 comme celles qui suivront... Elle est dans sa livrée d'origine Ascot Grey, intérieur cuir noir.

Un important dossier de factures accompagne l'auto depuis de nombreuses années et plus de 25 000 euros de frais récents ont été effectués sur la voiture.

L'auto est en très bel état de présentation et de fonctionnement. La peinture est de belle qualité, les alignements sont excellents.

En mécanique elle fonctionne parfaitement. Le V8 s'ébroue facilement avec cette sonorité si enivrante. Les montées en régime sont bonnes, le fonctionnement de la boite auto ne souffre d'aucun défauts.

Pour l'anecdote, cette auto illustre les V8 dans le livre Aston Martin retraçant l'histoire de la marque.

Reprise et financement possible.

Crédits photos Kevin van Campenhout pour Eleven Cars.